Le 13 octobre, le juge Edward Davila accorde une partie des demandes d’accès accéléré à des preuves dans le procès d’Apple contre d’anciens salariés, OpenAI et io Products, selon l’ordonnance reproduite par 9to5Mac. Des images forensiques déjà collectées et certains documents d’entretiens de recrutement sont concernés, ainsi que des dépositions. D’autres demandes sont rejetées, renvoyées à la procédure ordinaire ou doivent être précisées.
Le 14, 9to5Mac rapporte, en citant Bloomberg, qu’OpenAI accepte volontairement de ne pas utiliser les secrets qu’Apple affirme lui avoir été dérobés pendant la procédure. L’article rapporte aussi un engagement de collecte d’images forensiques sur les appareils de quatorze employés. Ces mesures provisoires ne sont ni une reconnaissance de vol ni un jugement définitif sur le fond.
Le dossier comprend une accusation en sens inverse : OpenAI affirme qu’un ancien salarié parti chez Apple aurait transféré plus d’une centaine de fichiers confidentiels liés à un appareil non annoncé. Dans sa réponse publique présentée le 15 octobre, Apple dit avoir enquêté sans retrouver d’informations confidentielles d’OpenAI et demande des éléments plus précis. Les allégations restent contestées ; le fait de les reproduire ne permet pas de dévoiler les caractéristiques d’un appareil futur comme établies.
Ce conflit rappelle que la course au matériel d’IA porte aussi sur la provenance des connaissances, la mobilité des équipes et la préservation des preuves. Il ne s’agit pas d’une nouvelle intégration Apple–OpenAI ni d’un lancement de produit. Les étapes procédurales comptent pour comprendre le risque industriel, sans anticiper une décision que le tribunal n’a pas encore rendue.